Selon cnx-software, l’Openterface KVM-GO est un dispositif KVM ultra-compact, suffisamment léger pour tenir sur un porte-clés. Ce gadget open source est disponible avec des connecteurs HDMI, DisplayPort ou VGA, le rendant idéal pour le dépannage des appareils sans tête et la gestion des serveurs à distance.
KVM-GO : 144 MHz avec un MCU RISC-V et 4K à 60 Hz, un atout face à la concurrence
Ce nouvel appareil succède à l’ancien Mini-KVM KVM-over-USB lancé en 2024, qui se contentait d’entrées HDMI et audio. En revanche, le KVM-GO se distingue par sa polyvalence, sans nécessiter de câbles vidéo grâce à sa conception permettant une connexion directe à l’appareil cible. De plus, il est équipé d’un emplacement pour carte microSD, facilitant l’installation du système d’exploitation.

Le KVM-GO se caractérise par de nombreuses spécifications techniques. Le microcontrôleur utilisé est le WCH CH32V208 RISC-V, fonctionnant jusqu’à 144 MHz avec des capacités Bluetooth LE et USB 2.0. Pour le stockage, une carte microSD est dédiée à l’installation à distance de systèmes d’exploitation et au transfert de fichiers. En matière de contrôle, il fonctionne via une connexion KVM sur USB, permettant une capture vidéo allant jusqu’à 4K à 60 Hz grâce aux ports HDMI, DisplayPort ou VGA, selon le modèle.
Compatibilité étendue et installation simplifiée : KVM-GO face au Mini-KVM et à la concurrence
L’accessibilité ne se limite pas aux fonctions vidéo, car l’audio est également géré via les ports HDMI ou DisplayPort. Les fonctionnalités de transfert de texte permettent l’envoi de noms d’utilisateur et de mots de passe depuis l’hôte vers la cible en utilisant des frappes de clavier émulées, tandis que le texte de l’écran de la cible peut être copié vers l’hôte via OCR, une fonctionnalité réservée à macOS.
Divers ports sont intégrés, y compris un port USB 2.0 Type-C pour la connexion à l’appareil cible et un autre port pour relier l’hôte. L’accès direct au BIOS du périphérique cible permet de mettre à jour le micrologiciel et d’effectuer des gestions de démarrage en toute simplicité. En termes d’alimentation, le KVM-GO se recharge via USB-C à partir de l’ordinateur hôte et affiche des dimensions compactes, pesant entre 25 et 35 grammes.

Pour les utilisateurs de macOS, Windows, Linux, Android, et bientôt iPadOS, des applications hôtes sont disponibles. Le code source ainsi que les fichiers de conception matérielle peuvent également être trouvés sur GitHub à travers plusieurs référentiels, incluant Openterface_MacOS pour MacOS et Openterface_QT pour Windows et Linux.
La configuration de ce système est d’une simplicité déconcertante. Il suffit de relier un câble USB-C à USB-C/A entre le KVM et la cible, et un autre câble USB-C vers USB-C/A à l’hôte où le programme Openterface est installé. Un aperçu est illustré ci-dessous, démontrant le fonctionnement avec un kit de développement NVIDIA Jetson et un appareil KVM-GO.

Bien que les appareils KVM sur IP soient relativement courants, le KVM-GO marque une avancée parmi les solutions KVM sur USB. Il est en concurrence directe avec d’autres produits tels que le Mini-KVM de l’entreprise, ainsi que le NanoKVM-USB de Sipeed et le Cytrence Kiwi KVM. Une comparaison détaillée inclut des appareils KVM IP comme le JetKVM et le PiKVM V4 Plus.

Le KVM-GO est livré avec un kit complet comprenant une mallette de transport, un câble Type-C vers USB-A de 0,5 m pour les connexions cibles, et un câble Type-C vers Type-C de 1,5 m avec adaptateur USB-A pour l’hôte. Il inclut également un capuchon imprimé en 3D pour le support de la carte microSD et un guide de démarrage rapide.
L’Openterface KVM-GO a été lancé sur la plateforme Crowd Supply ; bien que la campagne de financement participatif soit désormais terminée, il est possible de précommander le kit au prix de 119 $ pour un modèle unique ou 319 $ pour un kit complet avec les trois variantes (HDMI, VGA et DP).

