Des chercheurs ont développé un petit drone autonome inspiré de la façon dont les chauves-souris se déplacent dans l’obscurité. Au lieu de s’appuyer sur des caméras ou des LiDAR, qui échouent souvent dans le brouillard, la fumée ou la faible luminosité, ce drone utilise l’écholocation par ultrasons. Il envoie de minuscules impulsions sonores et écoute les échos qui rebondissent sur les objets proches. En analysant ces échos, le drone peut estimer la distance et la position des obstacles, lui permettant ainsi de voler en toute sécurité même dans des environnements où la visibilité est extrêmement mauvaise.
L’un des plus grands défis liés à l’utilisation des ultrasons sur des drones est le bruit. Les propres hélices du drone génèrent de fortes interférences sonores et les signaux d’écho renvoyés sont très faibles. Pour résoudre ce problème, les chercheurs ont développé un système basé sur l’IA appelé Sarangaqui filtre le bruit et extrait des informations significatives des échos. De plus, ils ont conçu la structure du drone pour réduire physiquement l’effet du bruit de l’hélice sur les capteurs. Ensemble, ces améliorations permettent au drone de détecter les obstacles de manière fiable, même lorsque la qualité du signal est très faible.
Cette approche démontre une nouvelle direction pour la navigation autonome en mettant l’accent sur l’efficacité et la simplicité. Le drone est compact, peu coûteux et consomme très peu d’énergie par rapport aux systèmes traditionnels. Bien qu’il ne remplace pas complètement les capteurs existants, il offre une alternative intéressante pour une utilisation dans des environnements difficiles tels que les zones sinistrées, les grottes ou les zones remplies de fumée. En s’inspirant de la nature, en particulier des chauves-souris, les chercheurs montrent que la combinaison d’une simple détection et d’un traitement intelligent peut résoudre des problèmes complexes du monde réel.
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